
En 2025, les premières NAO s’étaient conclues par des décisions unilatérales de Keolis (au mode « bus ») et de RatpDev (mode « lourd », c’est-à-dire métro et tramway) accordant 1 % d’augmentation générale des salaires. La colère des salariés s’était alors exprimée, notamment lors d’une journée de grève le 8 septembre. Mais, malgré l’ampleur de la mobilisation, ce mouvement est resté sans suite.
Pour 2026, les NAO chez Keolis Lyon Bus viennent de se conclure par une augmentation générale de 1 % en deux fois. Chez RatpDev Lyon, les NAO se poursuivent, avec une proposition d’augmentation générale d’une vingtaine d’euros brut pour un nouvel embauché !
Pour faire passer la pilule, les directions agitent des promesses d’augmentations et de primes individuelles pour les agents de maitrise. Mais au mode lourd, la direction innove, en proposant le doublement d’une prime conduite au tramway, financée par… les baisses de rémunération des malades et accidentés du travail sur leur 13e mois !
À ce jour, ces propositions sont rejetées unanimement par les syndicats du mode lourd, qui se sont retrouvés sur la revendication d’une augmentation générale de 200 euros. Car la plupart des salariés ne sont plus dupes des « primettes » visant juste à calmer la colère.
Reste à voir si cette colère trouvera un chemin vers une mobilisation pour faire céder ces multinationales du transport public. Si tel était le cas, organiser la lutte à l’échelle la plus large et démocratique possible, sans se laisser diviser par l’étiquette syndicale ou celle de tel ou tel employeur serait de loin le meilleur moyen de l’emporter !
Correspondant
Sommaire du dossier de Révolutionnaires no 55
- Nos salaires méritent le maximum : faisons payer les patrons
- Il n’y a pas que l’État qui peine à boucler son budget !
- Pour la généralisation des luttes pour les salaires !
- Le salaire de base, nerf de la guerre de classe
- Comment empêcher les patrons de nous faire les poches ?
- NAO aux transports en commun lyonnais (TCL) : des groupes riches à millions qui continuent de faire les poches des salariés
- Cenexi : cent euros net, c’est le minimum !
- Dassault : profits de guerre et d’exploitation
- SNCF : des cheminots à la portion congrue