
À Cenexi, face aux conditions de travail qui se dégradent et aux salaires au rabais, la direction rabâche depuis un an : « on verra aux NAO ! ». Lorsque la proposition de 20 euros brut d’augmentation est tombée, les collègues l’ont prise pour ce qu’elle est : une insulte ! Ils se sont mis en grève reconductible pendant une semaine, décidant ensemble que cent euros net de plus, c’est le minimum pour vivre. Ensuite, des débrayages, et maintenant, une journée de grève par mois. La prochaine : le 21 avril.
La bataille n’est pas encore gagnée sur les salaires, mais la direction a déjà lâché une prime, et a surtout vu les travailleurs relever la tête. Et il se pourrait bien que la flambée du prix de l’essence ravive les braises de la colère !
Sommaire du dossier de Révolutionnaires no 55
- Nos salaires méritent le maximum : faisons payer les patrons
- Il n’y a pas que l’État qui peine à boucler son budget !
- Pour la généralisation des luttes pour les salaires !
- Le salaire de base, nerf de la guerre de classe
- Comment empêcher les patrons de nous faire les poches ?
- NAO aux transports en commun lyonnais (TCL) : des groupes riches à millions qui continuent de faire les poches des salariés
- Cenexi : cent euros net, c’est le minimum !
- Dassault : profits de guerre et d’exploitation
- SNCF : des cheminots à la portion congrue