À la SNCF, plus les bénéfices augmentent, moins les salaires augmentent ! 1,3 milliard d’euros de profits en 2023 pour 1,8 % d’augmentation des salaires. 1,55 milliard en 2024 : moins de 1 % d’augmentation. 1,8 milliard en 2025 : moins de 0,5 %.
La direction prétend se rattraper quelque peu via des primes mais celles-ci ne comptent pas pour la retraite et ne sont bien sûr pas garanties d’une année sur l’autre. Notons aussi que les primes de « partage de la valeur » versées en 2026 partageront moins de 20 % des bénéfices de 2025.
Les luttes cheminotes contre l’érosion du pouvoir d’achat ont eu lieu essentiellement ces dernières années à l’échelle des corporations, avec des succès chez les contrôleurs de train et dernièrement chez les collègues du service électrique qui obtiennent des revalorisations de primes pérennes liées à leur métier. Ces succès renforcent-ils le corporatisme ou rendent-ils plus crédible la perspective d’un mouvement tout service sur la question des salaires ? C’est l’enjeu d’un combat militant.
Sommaire du dossier de Révolutionnaires no 55
- Nos salaires méritent le maximum : faisons payer les patrons
- Il n’y a pas que l’État qui peine à boucler son budget !
- Pour la généralisation des luttes pour les salaires !
- Le salaire de base, nerf de la guerre de classe
- Comment empêcher les patrons de nous faire les poches ?
- NAO aux transports en commun lyonnais (TCL) : des groupes riches à millions qui continuent de faire les poches des salariés
- Cenexi : cent euros net, c’est le minimum !
- Dassault : profits de guerre et d’exploitation
- SNCF : des cheminots à la portion congrue