Nos vies valent plus que leurs profits

Pour la généralisation des luttes pour les salaires !

En cette période de NAO (négociations annuelles obligatoires), des grèves pour les salaires ont lieu, comme à Cenexi, avec une nouvelle journée de grève le 24 mars dernier après plusieurs jours en reconductible fin février. Les exemples ne manquent pas en ce moment : chez Securitas Technology, chez les salariés des magasins Cora repris par Carrefour, chez Findus à Boulogne-sur-Mer, chez des sous-traitants de Chanel en Charente-Maritime, en lutte pour 400 euros d’augmentation ! La presse locale se fait l’écho de nombreux exemples, alors que l’ensemble des directions syndicales reste l’arme au pied sur cette question qui touche pourtant de plein fouet l’ensemble des travailleurs et travailleuses ! C’est pourtant le moment de la poser à une échelle globale, sans s’arrêter à ces négociations rituelles qui ont lieu « boîte par boîte ». Si tu perds 50 ou 100 balles par mois, car tu mets du gasoil dans ton réservoir pour aller bosser, il faut que les patrons paient la note. Indexation des salaires sur les prix à la pompe ! Augmentation générale de 400 euros net pour tous et toutes et mise en place de l’échelle mobile des salaires ! De l’argent, il n’y en a jamais eu autant dans les coffres des actionnaires, notamment les pétroliers et les marchands d’armes ! Pour gagner sur ces revendications, il n’y a pas d’autres méthodes que la lutte sociale : c’est une grève interprofessionnelle de masse qui s’avère nécessaire !

 

 


 

 

Sommaire du dossier de Révolutionnaires no 55