Nos vies valent plus que leurs profits

Nos salaires méritent le maximum : faisons payer les patrons

La guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz servent de prétexte à une nouvelle flambée des prix, d’abord de l’essence et des engrais, avant de se répercuter à tous les produits. Comme après le Covid et la guerre en Ukraine, la hausse des prix n’est pas l’œuvre d’une « main invisible ». Si les hausses de prix ont eu diverses origines dans l’histoire, ce sont bien des patrons en chair et en os qui font valser les étiquettes. Par mimétisme ou anticipation, ils font grimper les prix pour maintenir ou augmenter leur profit.

Seules deux limites s’imposent : la nécessité de trouver un marché solvable, mais surtout le risque, si le prix (et par suite le profit) est trop élevé, de voir des concurrents débarquer pour capter une partie de ce surprofit. Cette concurrence entre capitalistes fait que les prix, dans le système capitaliste, ne correspondent jamais à la valeur des marchandises produites, mais à un montant qui permet d’égaliser le taux de profit entre secteurs. Comme le souligne Marx, c’est ce partage entre profiteurs qui fait du capitalisme un mode d’exploitation collective de la classe ouvrière dans son ensemble par la classe des capitalistes dans son ensemble. Mais autant dire que les géants actuels du pétrole, de la chimie, des transports maritimes ou encore de l’acier, bien assis sur des quasi-monopoles, peuvent le plus facilement relever leurs prix sans crainte pour leur part de marché, surtout quand des perturbations entraînent des risques de pénurie. Reste aux travailleurs et aux travailleuses de contester ce partage pour récupérer cette « part du gâteau » qu’ils ont eux-mêmes produite.

 

 


 

 

Sommaire du dossier de Révolutionnaires no 55