Comme si les ventes d’armes n’étaient pas un marché suffisamment juteux, la direction de Dassault veut imposer des augmentations minimales : 0,7 % d’AG et un plancher de 1,2 % pour les salaires les plus bas, que Trappier, le PDG, a monté à 30 euros brut. Avec un succès variable en fonction des sites, des travailleurs se sont mobilisés sur les appels hebdomadaires à vider les usines le vendredi quelques heures plus tôt, ou à se réunir à l’appel de la CGT. Si ces premières actions ne suffiront pas à imposer de réelles augmentations, elles témoignent d’une colère des travailleurs, au-delà des grévistes, qui comparent forcément d’un côté les bénéfices record, les dividendes qui grimpent avec, de l’autre, le coût de la vie, à commencer par le carburant. Reste à transformer cette juste colère en bagarre.
Sommaire du dossier de Révolutionnaires no 55
- Nos salaires méritent le maximum : faisons payer les patrons
- Il n’y a pas que l’État qui peine à boucler son budget !
- Pour la généralisation des luttes pour les salaires !
- Le salaire de base, nerf de la guerre de classe
- Comment empêcher les patrons de nous faire les poches ?
- NAO aux transports en commun lyonnais (TCL) : des groupes riches à millions qui continuent de faire les poches des salariés
- Cenexi : cent euros net, c’est le minimum !
- Dassault : profits de guerre et d’exploitation
- SNCF : des cheminots à la portion congrue