Nos vies valent plus que leurs profits

Dassault : profits de guerre et d’exploitation

Comme si les ventes d’armes n’étaient pas un marché suffisamment juteux, la direction de Dassault veut imposer des augmentations minimales : 0,7 % d’AG et un plancher de 1,2 % pour les salaires les plus bas, que Trappier, le PDG, a monté à 30 euros brut. Avec un succès variable en fonction des sites, des travailleurs se sont mobilisés sur les appels hebdomadaires à vider les usines le vendredi quelques heures plus tôt, ou à se réunir à l’appel de la CGT. Si ces premières actions ne suffiront pas à imposer de réelles augmentations, elles témoignent d’une colère des travailleurs, au-delà des grévistes, qui comparent forcément d’un côté les bénéfices record, les dividendes qui grimpent avec, de l’autre, le coût de la vie, à commencer par le carburant. Reste à transformer cette juste colère en bagarre.

 

 


 

 

Sommaire du dossier de Révolutionnaires no 55