
Le 31 mars dernier, selon le syndicat FSU, 30 % des enseignants étaient en grève. Pas un raz-de-marée donc, mais partout un constat partagé d’une certaine détermination de celles et ceux mobilisés à ne pas se considérer vaincus d’avance.
L’école de 2026 est à l’os. Mais le ministère la saigne encore : 3 256 postes en moins dans le public, dont environ 1 900 pour le premier degré (maternelle, primaire) et environ 1 300 pour le second degré (collège, lycée). À bas bruit, la misère scolaire s’est installée jusqu’à la saturation des effectifs par classe, l’impossible scolarisation des enfants handicapés dans des conditions décentes et le grignotage de l’éducation prioritaire.
Les ministres se suivent et maintiennent une feuille de route implacable marquée par une austérité au service du réarmement. Nos collègues, les parents et les lycéens de Marseille ont construit une mobilisation essentielle alliant le refus des coupes budgétaires et de refus de l’offensive guerrière. S’ils n’ont pas pu entraîner avec elles et eux le reste des académies, leur exemple a fait discuter dans les assemblées générales du 31 mars.
Si construire une grève nationale dans l’éducation est à l’ordre du jour, la marche semble haute tant chaque établissement a d’abord les yeux rivés sur son propre sort. Pourtant les 2 500 manifestantes et manifestants de Paris, les 1 500 de Toulouse, les 300 à Cergy dans le 95, les 1 000 à Marseille, les 500 à Lille, Rouen, ou Caen, sont des points de départ. Tout comme les luttes locales à Vire, dans les Hauts-de-Seine (voir l’article), dans la banlieue lyonnaise ou ailleurs contribuent, en poursuivant leurs propres objectifs, à entretenir un climat de mobilisation bienvenu.
Contre ce budget austéritaire, contre l’enrôlement de la jeunesse et la marche à la guerre, pour des conditions d’étude dignes pour tous les élèves, ce n’est qu’un début !
13 avril 2026. Correspondante